Mardi 9 juin 2009 2 09 /06 /Juin /2009 09:45

Monseigneur,

 

Les résultats des élections européennes sont tombés. Dure réalité qui s’impose à nous qui nous permet de faire plusieurs constats.

 

Le premier est l’extraordinaire malhonnêteté intellectuelle dont font preuve médias et politiques. Avez-vous regardé la soirée électorale Dimanche soir et lu les journaux hier ? Il ne fut que très peu question d’Europe ! Même les journaux britanniques en ont plus parlé que les journaux français.

Dimanche soir, pour avoir des informations sur les résultats en Europe, il fallait rester éveiller tard, pour obtenir toutes les miettes d’informations que l’on désirait.

 

Deuxièmement, je ne peux qu’être triste de la réussite de la liste Europe Ecologie. Voyez les têtes de liste. Il s’agit de l’alliance d’un terroriste et d’un soixante-huitard !

Nous avons donc un terroriste qui a fait de la prison, normalement inéligible (mais la justice fait des oublis arrangeants), fier de ses actions directes et prêt à recommencer à la moindre occasion. Quel exemple pour les français ! Maintenant, on se fait donc représenter par des hors la loi (il y en avait déjà mais celui la en tient une sacré couche !).

De l’autre côté, nous avons Dany le Rouge, un soixante-huitard, défendant des « principes éducatifs » (entre guillemets car je ne crois pas qu’il s’agisse réellement d’éducation) dont nous sommes aujourd’hui encore les victimes. S’il est un symbole du dévoiement du sens du mot liberté, Dany est fait pour ce rôle. C’est grâce à des personnes comme lui que les mots autorité et discipline ont été érigées au rang d’insultes.

Quelle belle liste donc, Monseigneur !

Heureusement, je dois l’avouer, je doute de la réussite dans le temps d’une telle alliance....

 

Voilà ce que je voulais vous dire ce matin.

 

Je vous prie, Monseigneur, de croire en mon fidèle dévouement,

 

Votre serviteur,

Monsieur le Marquis de Blandinières

Par Marquis de Blandinières - Publié dans : Europe
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Vendredi 5 juin 2009 5 05 /06 /Juin /2009 10:59

Monseigneur,

 

Si vous le voulez bien, aujourd’hui parlons Europe !

Avez-vous remarqué, Monseigneur, le discours des médias depuis quelques semaines ? Alors que l’on pourrait s’attendre de leur part (par devoir d’information n’est ce pas ?) qu’ils nous parlent des différents candidats, des différents programmes, du rôle du Parlement Européen, des différentes politiques communautaires, etc, nous entendons déjà parler du taux record d’abstention.

Extraordinaire tout de même ! Mais à quel jeu joue t’on ?

 

A côté de cela, les hommes politiques ont le même comportement. J’entendais tout à l’heure à la maison de la presse, une personne parler à un ami et dire qu’elle cherchait une revue sur les élections européennes, elle ne connaissait pas les programmes....Et elle est repartie sans rien.

Encore une fois, Monseigneur, à quel jeu joue t’on ?

 

Et bien je crois que la réponse est assez simple. 80% de la législation française est issue directement ou indirectement de la réglementation communautaire. En clair, énormément d’éléments de notre vie quotidienne se décident à Bruxelles et à Strasbourg. Cela devrait intéresser tout le monde.....mais si l’on répète trop souvent que notre réglementation est majoritairement d’origine communautaire, sur qui pourrons-nous taper ?

Prenons un exemple récurrent. Dans le cas des marins-pêcheurs, régulièrement, ils nous font l’honneur de bloquer nos ports en raison par exemple d’une augmentation du prix du pétrole et d’une baisse des taux admissibles de captures et quotas, entrainant de plus en plus ce que l’on appelle une « rémunération négative » (à savoir, c’est le marin qui doit des sous à l’armateur). Dans son extrême générosité, le Gouvernement propose une aide aux pêcheurs s’élevant à plusieurs milliards, et cela en toute innocence. Et qu’arrive t-il quelques semaines plus tard ? La commission européenne demande aux pêcheurs de rembourser les sommes reçues. Pourquoi ? Car, toutes les aides d’Etat aux entreprises doivent obtenir l’aval de la commission avant d’être versées, afin que celle-ci vérifie qu’il n’est pas distorsion de la concurrence. Le processus peut être contesté en soi (mais là encore faut-il faire le choix de voter aux européennes), mais observez, Monseigneur, la malhonnêteté dont font preuve nos ministres, attribuant la faute à Bruxelles, et faisant peser le coût aux marins-pêcheurs.

 

 

Cela m’attriste jours après jours, car voyez-vous je suis un européen convaincu. « Royaliste et européen convaincu ???? » Et oui !

Pour reprendre le slogan d’Alliance Royale : « Pour une France royale au cœur de l’Europe ! »

 

 

Cela me valu nombre de débats houleux, me faisant même parfois insulter.

  

 

Mieux que quiconque, vous, Monseigneur, l’héritier de tant de dynasties et le cousin de tous les princes d’Europe, vous le savez. Il existe une certaine unité du peuple européen malgré toute sa diversité (et c’est ce qui fait sa plus grande richesse). Il existe une culture européenne et l’Europe ne peut nier son héritage chrétien.

Il est un saint que j’affectionne beaucoup : Saint Benoit de Nursie, à l’origine de l’Ordre des Bénédictins. Saint Patron de l’Europe....et pourquoi cela ? Parce que ses monastères se sont répandue dans toute l’Europe, faisant de lui, à mon avis, l’un des fondateurs d’une culture européenne. Il serait passionnant de faire une étude approfondie sur les racines bénédictines de l’Europe.

 

Je crois sincèrement qu’il est plus sage d’avancer réunie dans le monde d’aujourd’hui (bien qu’il me semble que l’on soit allé trop vite dans l’extension de l’Union européenne, faisant par là le jeu des américains, mais cela est un autre sujet). D’ailleurs, l’Europe ne compte t’elle pas de nombreuses monarchies dans lesquelles règnent vos cousins : Royaume-Uni, Royaume d’Espagne, Royaume de Belgique, Royaume des Pays-Bas, Royaume du Danemark, Royaume de Suède.

 

Enfin pour terminer, car je pourrai en parler durant des heures, je crois que Dimanche, il ne faut pas voter pour ou contre l’Europe. Le débat est stérile et ne nous fera pas avancer. Il faut voter pour la liste qui convient le mieux à nos valeurs morales.

 

            Dans l’espoir de vous voir assis un jour à la table du Conseil européen, je vous prie, Monseigneur, d’accepter mes plus respectueuses salutations.

 

Votre dévoué serviteur,

Monsieur le Marquis de Blandinières

 

 

Par Marquis de Blandinières - Publié dans : Europe
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Mercredi 3 juin 2009 3 03 /06 /Juin /2009 10:06

Monseigneur,

 

Avant toute chose, je tenais à vous présenter mes sincères condoléances à vous et à l'ensemble de votre famille, suite au décès de votre cousin, le prince Pierre Louis d’Orléans Bragance dans les tragiques circonstances que l’on connait.

 

J’ai une pensée émue pour toutes les familles des victimes de cette catastrophe aérienne.

 

Maintenant je souhaiterai vous entretenir d’un sujet assez important  à mes yeux. Vous avez pu le constater, je me plains assez facilement du comportement de la société actuelle. Non point que je sois « rétro » et que je me sois trompé d’époque, je crois plutôt que la société dérive de plus en plus rapidement tel un iceberg en train de fondre vers un point de non retour qui risque de lui être fatal.

Ce week-end, je réfléchissais, Pentecôte oblige, à notre rôle de disciples du Christ, et notamment, ce rôle en politique. Société de plus en plus déchristianisée, la France a de moins en moins à sa tête d’hommes dotés d’une certaine morale et qui semblent habités par l’Esprit Saint. Peut être que je me trompe, mais, peu de ces personnes montrent l’exemple. Or, c’est ce que l’on attend du chef. Si lui montre l’exemple, on le suit plus facilement.
Ce n’est pas sans rappeler cette célèbre phrase du comte Henri de la Rochejaquelein :

« Si j’avance, suivez-moi ; si je meurs, vengez-moi ; si je recule, tuez-moi ! »
 


Il nous manque réellement et sincèrement, une figure exemplaire à la tête de l’Etat. Bien sur, il faut être réaliste, la Monarchie ne fût pas toujours doté de figures exemplaires, mais il me semble qu’un prince se préparant à la mission de Roi, n’a rien à prouver, n’a rien à vendre pour être à sa place : il l’est. Le président de la République doit se vendre et son arme politique est la démagogie, pour ne pas dire, souvent le mensonge. Quel chemin diabolique pour parvenir à la plus haute marche de l’Etat !

 

 

Une autre réflexion m’a préoccupé ce week-end, en lien étroit avec notre rôle de disciples, mais cette fois au cœur même de la société. Je suis conscient que le Royaume du Christ s’établira par l’exemplarité de nos vies, et le témoignage que l’on fera du message vivant de l’amour divin. Mais de plus en plus, nous semblons être attaqués pour notre Foi. Un Ami m’écrivait ce week-end qu’il voulait agir, qu’il voulait que je l’aide à faire quelque chose pour défendre la société de la désinformation dont est victime l’Eglise. Pensez bien que cela me troubla Monseigneur. J’avais eu en effet un débat très intéressant (et légèrement houleux) avec l’un de ses amis. Celui-ci prétendait que seule notre prière pouvait nous aider à convertir les cœurs. Posture magnifique en soit, rappelant la présence de Marie au pied de la Croix. Mais, cette position me parait trop attentiste si ce n’est lâche (j'y vais peut être fort là). N’est il pas de notre devoir de lutter contre la désinformation ? N’est ce pas rendre service à la société ? Lorsque les journalistes cherchent absolument à trouver une faille dans le discours du Pape quitte à en modifier le sens, pour le trainer dans la boue, ne devons nous pas réagir et rétablir la vérité quitte à se faire insulter ? Pour ma part, je pense avoir choisi cette option. Cela n’enlève rien à la force de mes prières, mais je crois qu’il faut parler ouvertement tant de la Vérité que des vérités objectives contre les mensonges et calomnies.

 

Pour tout vous dire, Monseigneur, ce débat commença au sujet d’un « chanteur » qui avait été invité dans une émission de télévision. Ce pseudo-chanteur interprétait très maladroitement une chanson contre l’Eglise, faisant glousser tout le monde sur le plateau. Mon inquiétude tenait tant à la « pâté pour chien » que l’on donnait aux téléspectateurs (ce qui ne doit pas aider à l’élévation intellectuelle et spirituelle de ceux-ci) qu’aux dires immondes de ce « bouffon du peuple » (comme par exemple, sur la sincérité de la relation entre le Christ et Marie-Madeleine...). Je trouvais qu’il s’agissait là de l’exemple parfait d’une personne payée à ne rien faire. Ce n’est ni du chant, ni des belles lettres, c’est juste une pitrerie, et cela fait déjà trois albums que ça dure !

 

            Mon courrier de ce jour est peut être un peu long, mais je me devais de vous livrer ces quelques réflexions.

 

            Je vous prie d’agréer, Monseigneur, mes plus respectueuses salutations,

 

Votre dévoué serviteur,

Monsieur le Marquis de Blandinières 

 

Par Marquis de Blandinières - Publié dans : Société
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Dimanche 31 mai 2009 7 31 /05 /Mai /2009 14:59

Monseigneur,

 

Je me dois de vous raconter une expérience inoubliable que j’ai pu vivre hier grâce à un ami Jésuite. Pas toujours aimés dans le Royaume de France, ils n’en demeurent pas moins des prêtres extraordinaires.

 

En effet, l’un d’eux que j’ai rencontré il y a peu, nous a amené hier avec ma femme et un ami, rendre visite à des marins sur leur navire (un pétrolier et un chimiquier). C’était pour la plupart des marins philippins. Extraordinaire rencontre !

Eux non plus ne sont pas forcément appréciés, cette fois ci par les marins français. Notre but était uniquement de rencontrer, de discuter, de leur changer les idées. Un accueil formidable, de grands sourires, un bon moment passé ensemble, ..... et une Foi ! Ils étaient heureux de nous voir, de parler avec nous.

 

Et cela m’a rappelé tout ce que j’avais pu faire auparavant à la pastorale des migrants. A chaque fois, je garde cette phrase en tête : « Quand j’étais étranger, vous m’avez accueilli » (Matthieu, 25)

Une étincelle divine luit en chaque être. Facile à dire, et pourtant si difficile à croire. Mais lorsque des gens vous accueillent avec une simplicité déconcertante pour l’occidental que nous sommes, se confient, et vous prennent par la main pour vous faire visiter son lieu de travail alors que 2 minutes plus tôt vous ne vous connaissiez pas, vous apprenez beaucoup sur l’humilité et l’hospitalité.

Hier, Monseigneur, j’ai donc pris une belle leçon. Et je n’attends qu’une chose, c’est de pouvoir y retourner. Ca ne saurait tarder.

 

Après cette rapide petite histoire,

Je vous prie, Monseigneur, de recevoir mes plus respectueuses salutations,

 

Votre dévoué serviteur,

Monsieur le Marquis de Blandinières.

Par Marquis de Blandinières - Publié dans : L'étranger
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Jeudi 28 mai 2009 4 28 /05 /Mai /2009 14:13

Monseigneur,

 

Depuis deux jours, je dois avouer vous avoir dressé un portrait noir de la jeunesse. Et comme il m’a été gentiment fait remarqué, ce n’est peut être pas la peine de généraliser.

Et c’est vrai !

Je me souviens encore de ces jeunes que j’encadrais quand j’étais chef scout. Ce n’était pas il y a si longtemps que ça. Malgré les drames familiaux, les difficultés quotidiennes, nous avons réussi parfois de très belles choses. L’Homme est capable de déplacer des montagnes quand il le veut.

Ca me rappelle ce texte de 1945 du Général Mac Arthur que je garde au dessus de mon bureau depuis des années :

« La jeunesse n’est pas une période de la vie,

elle est un état d’esprit, un effet de la volonté,

une qualité de l’imagination, une intensité émotive,

une victoire du courage sur la timidité,

du goût de l’aventure sur l’amour du confort. »

Vous en conviendrez, Monseigneur, qu’il est dur de garder cet état d’esprit tous les jours et je parle en connaissance de cause, ayant eu du mal à garder l’esprit joyeux ces derniers jours.

Qu’est ce qui peut bien nous maintenir éveillé ?

L’Espérance !

Quel beau mot....

Et la réalité montre bien qu’il ne faut jamais désespérer, les choses peuvent changer vers le mieux. C’est indéniable.

Cela me rappelle une discussion que nous avons eu hier avec des amis lorsque nous étions au R.U. (restaurant universitaire, mais vous le savez). Nous venions de passer à la caisse avec nos plateaux, et comme à notre habitude, nous disions bonjour avec un grand sourire aux membres du personnel que nous avions en face de nous. Et c’est avec joie que nous avons pu discuter avec eux un petit peu, alors même qu’ils avaient une tête d’enterrement juste avant.

Nous nous disions donc qu’un sourire et un « bonjour madame » changent tout. Cela ne fait aucun doute.

Bon, dois-je l’avouer, ce matin, montant dans mon traditionnel bus pour la fac en plein cœur de cette cité de Nantes, je tombe sur une conductrice de bus. Comme toujours, je dis « Bonjour Madame » en compostant mon titre. Hélas, je n’eu qu’un visage impassible en face de moi (ce qui est rare). D’ailleurs, elle agressa un passager qui montait un peu plus tard, parce qu’elle l’attendait un peu plus bas que d’habitude et que celui-ci ne l’avait pas vu malgré les coups de klaxon (enfin à Nantes, c’est des sons de cloche). Là, il s’agit certainement d’un autre problème dont nous aurons l’occasion de parler plus tard, chaque chose en son temps.

 

Maintenant, je vous prie de bien vouloir me pardonner, Monseigneur, mais je dois vous quitter pour travailler.

 

Je vous adresse mes plus respectueuses salutations,

 

Votre dévoué serviteur,

Monsieur le Marquis de Blandinières

 

PS : je ne résiste pas à l’envie de joindre à cette lettre une illustration que j’aime beaucoup (à retrouver sur le site http://tesson.info

 

 

Par Marquis de Blandinières - Publié dans : Jeunesse
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